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Présentation
Premier match, 92 contre Rennes. Les yeux aussi brillants que le baton faiseur d'étincelles que je tenais dans les mains. Le racing est un virus que l'on attrape petit. Puis les années à pisser dans les rigoles du stade de la meinau entre les messieurs, dans un grand parfum de liberté. Les années fans-clubs, les cris des filles dans la populaire nord "Allez Regis", et les gars qui tentaient de grimper au grillage afin de manifester leur mécontentement. Manolo déjà. Et les exploits.
Le racing est un virus que l'on conserve plus grand.
Le racing est un virus que l'on conserve plus grand.
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Amis stubistes
Mercredi 16 septembre 2009
Des communautés de voyageurs reprennent,
s'entraînent d’une même et chaude haleine :
« vos villes nous sont des plaines,
des faubourgs de Séville en Ukraine. »
Some gipsies are stealing our electricity,
speaking a disposable poetry without gravity.
Lorsque mon grand-père me racontait
l’histoire de nos terres, lors des veillées,
des images de villages détruits couvraient
les visages endormis et tantôt serrés.
refrain
L’or de nos pas vaut des paroles vaines.
Sous le soleil, me précède une chaude haleine.
L’instinct fébrile et le sable que je traîne,
les maux d’exil naissent instables dans l’arène.
refrain
À la cloche de bois, sans un bruit je quittais
de grands yeux noirs paisibles et émiettés
se dérobant d’une ville que je sais sans intérêt,
aux amandes immobiles, les oreilles percées.
s'entraînent d’une même et chaude haleine :
« vos villes nous sont des plaines,
des faubourgs de Séville en Ukraine. »
Some gipsies are stealing our electricity,
speaking a disposable poetry without gravity.
Lorsque mon grand-père me racontait
l’histoire de nos terres, lors des veillées,
des images de villages détruits couvraient
les visages endormis et tantôt serrés.
refrain
L’or de nos pas vaut des paroles vaines.
Sous le soleil, me précède une chaude haleine.
L’instinct fébrile et le sable que je traîne,
les maux d’exil naissent instables dans l’arène.
refrain
À la cloche de bois, sans un bruit je quittais
de grands yeux noirs paisibles et émiettés
se dérobant d’une ville que je sais sans intérêt,
aux amandes immobiles, les oreilles percées.
16.09.09 à 03h39 |
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Vendredi 31 juillet 2009
Mes amis sevrés connaissent le manque en profusion.
En tant que pupilles désaxées, ils se réunissent à la jetée
où vont se précipiter les épris de projection.
Ces compagnons de chambrée à l’étoffe de culpabilité
se voudraient désaffectés par les bouffées d’oppression.
À mon épaule aiment s’appuyer les airs désoxydés,
je sauterais si je n’en connaissais les retombées
Les repères urbanisés, mes lieux de fréquentation.
C’est bien le poignet que tu m’as là effleuré ?
Une surdose d’affectivité brouille mes perceptions.
C’est moi cet air amusé qui te l’ai inspiré ?
Qui de tes habitués nous voudrait remis en question ?
Pour tromper ma confusion de te laisser dégradée,
je sauterais si je n’en connaissais les retombées
Un ensemble parfait balance ses pieds, livré à l’abandon.
Nous sommes montés dans une pièce sans plancher,
nos paires de bracelet rejetés à l’horizon.
Une montée de liberté vient se miroiter dans les champs de blé,
deux reflets ne sauraient ignorer une vision.
D’un même élan flotté, on s’est défenestré.
je sauterais si je n’en connaissais les retombées
En tant que pupilles désaxées, ils se réunissent à la jetée
où vont se précipiter les épris de projection.
Ces compagnons de chambrée à l’étoffe de culpabilité
se voudraient désaffectés par les bouffées d’oppression.
À mon épaule aiment s’appuyer les airs désoxydés,
je sauterais si je n’en connaissais les retombées
Les repères urbanisés, mes lieux de fréquentation.
C’est bien le poignet que tu m’as là effleuré ?
Une surdose d’affectivité brouille mes perceptions.
C’est moi cet air amusé qui te l’ai inspiré ?
Qui de tes habitués nous voudrait remis en question ?
Pour tromper ma confusion de te laisser dégradée,
je sauterais si je n’en connaissais les retombées
Un ensemble parfait balance ses pieds, livré à l’abandon.
Nous sommes montés dans une pièce sans plancher,
nos paires de bracelet rejetés à l’horizon.
Une montée de liberté vient se miroiter dans les champs de blé,
deux reflets ne sauraient ignorer une vision.
D’un même élan flotté, on s’est défenestré.
je sauterais si je n’en connaissais les retombées
31.07.09 à 00h37 |
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Vendredi 24 juillet 2009
C'est un artiste dont j'aime beaucoup le premier album Gitan de Paname.
Né dans le coin de Paris, son berceau familial est à Perpignan.
Le personnage se retrouve ainsi au croisement des idendités:
Gitane, française, méditerranéenne. Le contenu de l'album illustre bien cela.
Il mêle rumba, rock à l'ancienne, et esprit hooligan aux envies de parpaing.
Un accordéon, posé sur certains morceaux, imprime une certaine langueur,
dont le tempo est "tout aussi accrocheur" (dixit minmin).
Le tout arrache bien, et une chanson nous est dédiée à l'amour et au foot.

les titres (1), ou (2)
Né dans le coin de Paris, son berceau familial est à Perpignan.
Le personnage se retrouve ainsi au croisement des idendités:
Gitane, française, méditerranéenne. Le contenu de l'album illustre bien cela.
Il mêle rumba, rock à l'ancienne, et esprit hooligan aux envies de parpaing.
Un accordéon, posé sur certains morceaux, imprime une certaine langueur,
dont le tempo est "tout aussi accrocheur" (dixit minmin).
Le tout arrache bien, et une chanson nous est dédiée à l'amour et au foot.

les titres (1), ou (2)
24.07.09 à 01h07 |
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Lundi 06 juillet 2009
Strasbourg ta progéniture bâtarde,
cette plaie futile, réclame « Gangrène ! ».
D'un brin d'asile naît l'aubaine,
mais ici on lacère les corps en écharpes,
car le repentir se bonifie dans le sang.
Sans mentir ! Nous nous roulons dedans.
Refrain : Une instance de rupture / me vrille aux tempes / en un éclair
J'y agite et trempe / mes os de verre / au bord de la fêlure
Frénésie, étreintes de mousse,
le vitriol vous éclabousse
les galantes éteintes qui s'débauchent
entre les tonneaux,
confondent absinthe et berlingot.
Refrain : Une instance de rupture / me vrille aux tempes / en un éclair
J'y agite et trempe / mes os de verre / au bord de la fêlure
Mes ancêtres, mes souverains :
des boiteux aux grelots de billes noisettes,
s'entrechoquent et trinquent
au fil des siècles, s'abreuvent d'eaux vertes
de l'époque des poètes acrobates.
Ils déplacent les quais sous mes fenêtres :
alors je m'enfonce bienheureux,
oui, bien au creux des ondes secrètes.
Refrain : Une instance de rupture / me vrille aux tempes / en un éclair
J'y agite et trempe / mes os de verre / au bord de la fêlure
cette plaie futile, réclame « Gangrène ! ».
D'un brin d'asile naît l'aubaine,
mais ici on lacère les corps en écharpes,
car le repentir se bonifie dans le sang.
Sans mentir ! Nous nous roulons dedans.
Refrain : Une instance de rupture / me vrille aux tempes / en un éclair
J'y agite et trempe / mes os de verre / au bord de la fêlure
Frénésie, étreintes de mousse,
le vitriol vous éclabousse
les galantes éteintes qui s'débauchent
entre les tonneaux,
confondent absinthe et berlingot.
Refrain : Une instance de rupture / me vrille aux tempes / en un éclair
J'y agite et trempe / mes os de verre / au bord de la fêlure
Mes ancêtres, mes souverains :
des boiteux aux grelots de billes noisettes,
s'entrechoquent et trinquent
au fil des siècles, s'abreuvent d'eaux vertes
de l'époque des poètes acrobates.
Ils déplacent les quais sous mes fenêtres :
alors je m'enfonce bienheureux,
oui, bien au creux des ondes secrètes.
Refrain : Une instance de rupture / me vrille aux tempes / en un éclair
J'y agite et trempe / mes os de verre / au bord de la fêlure
06.07.09 à 16h03 |
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Samedi 04 juillet 2009
Des pouilleux épileptiques
se répandent en bactéries,
le long des rails, lésions citadines.
À Amsterdam les brinquebalants cognent aux vitrines.
Et moi parmi eux, cramé par le mythe,
c’est à l’ombre d’un réverbère
que je m’effondre introverti,
avec la mémoire de ceux qui ne bradent pas leur pardon.
Vaurien, viens suce au moignon,
je ne le tends qu'une seule fois.
Le tesson croque sous la dent
et m'a appris à cracher droit.
Chevelu ma distinction, parmi d’autres invisibles simulés. De jeunes aux couronnes d’épines
à l'allure malléable mais à la lutte intouchables.
Elle ne dispense pas de son lait Ondine aux montreurs de talents :
ces trompettistes et leur bégaiement de cartouches,
brune propagande bonne à baiser, qui font s’écrouler
les invalides en monnaie trébuchante, mais jamais ne m’atteindront.
Vaurien, viens suce au moignon,
je ne le tends qu'une seule fois.
Le tesson croque sous la dent
et m'a appris à cracher droit.
Orphelin sans chandelle ni fortune, de mèche avec la police, adepte de la fosse à syphilis.
Je tais une cité qui m’est promise, où le merveilleux régale en friandise conquise.
Incrustés au mépris de carcasses pâte-à-carton, de charpentes montées sur pilori :
les pantins de cire y transpirent à gouttes d’or-émotion.
se répandent en bactéries,
le long des rails, lésions citadines.
À Amsterdam les brinquebalants cognent aux vitrines.
Et moi parmi eux, cramé par le mythe,
c’est à l’ombre d’un réverbère
que je m’effondre introverti,
avec la mémoire de ceux qui ne bradent pas leur pardon.
Vaurien, viens suce au moignon,
je ne le tends qu'une seule fois.
Le tesson croque sous la dent
et m'a appris à cracher droit.
Chevelu ma distinction, parmi d’autres invisibles simulés. De jeunes aux couronnes d’épines
à l'allure malléable mais à la lutte intouchables.
Elle ne dispense pas de son lait Ondine aux montreurs de talents :
ces trompettistes et leur bégaiement de cartouches,
brune propagande bonne à baiser, qui font s’écrouler
les invalides en monnaie trébuchante, mais jamais ne m’atteindront.
Vaurien, viens suce au moignon,
je ne le tends qu'une seule fois.
Le tesson croque sous la dent
et m'a appris à cracher droit.
Orphelin sans chandelle ni fortune, de mèche avec la police, adepte de la fosse à syphilis.
Je tais une cité qui m’est promise, où le merveilleux régale en friandise conquise.
Incrustés au mépris de carcasses pâte-à-carton, de charpentes montées sur pilori :
les pantins de cire y transpirent à gouttes d’or-émotion.
04.07.09 à 00h57 |
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Vendredi 03 juillet 2009
Le jour s’ouvre aux abysses.
Voilà la douche rédemptrice.
Le jour et la nuit je me noie,
au cours d’un rite étroit.
L’imbécile suit du fou le doigt,
hésite entre le chaud et le froid.
Et le vice délavé s’insinue
comme la mise d’une haine à nu.
Entre elles les pensées se broient,
célébrées amères sous nos toits.
L’aube blanche s’est dévêtue,
selon la loi des fils déchus.
Je suis sorti du cercle des rues,
l’esprit la tête n’y est plus.
Voilà la douche rédemptrice.
Le jour et la nuit je me noie,
au cours d’un rite étroit.
L’imbécile suit du fou le doigt,
hésite entre le chaud et le froid.
Et le vice délavé s’insinue
comme la mise d’une haine à nu.
Entre elles les pensées se broient,
célébrées amères sous nos toits.
L’aube blanche s’est dévêtue,
selon la loi des fils déchus.
Je suis sorti du cercle des rues,
l’esprit la tête n’y est plus.
03.07.09 à 23h46 |
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